Ce 1er septembre est un jour de rentrée particulier pour les millions d'élèves qui retrouvent le chemin de l'école après le confinement et les vacances d'été. Les questions et les inquiétudes sur le protocole sanitaire dans les établissements scolaires sont pourtant toujours aussi fortes chez les parents.
Car si parents et enfants ont pu profiter d'un moment d'accalmie cet été, tout en respectant gestes barrières et distanciation, force est de constater que le virus lui n'a pas pris de vacances en Auvergne et dans le Limousin. Période propice aux mouvements de population et rassemblements divers, la période estivale était particulièrement surveillée par les autorités.
Des indicateurs à la hausse
Le spectre d'une deuxième vague est ainsi toujours à l'esprit de tous et certains, comme le professeur Laurent Gerbaud, chef du service de santé publique au CHU de Clermont-Ferrand, estime même que nous y sommes déjà.
Les chiffres de l'évolution du virus sur la période estivale sont en tout cas parlant. La quasi-totalité des indicateurs surveillés par les autorités sanitaires sont repartis à la hausse.
Masque obligatoire à l'extérieur : les communes concernées en Auvergne et dans le Limousin
C'est le cas par exemple du taux de reproduction du virus, le R0, c'est à dire le nombre de personnes contaminées par chaque malade. Un chiffre, calculé à l'échelle régionale, qui a fait couler beaucoup d'encre. Il a aujourd'hui dépassé le niveau rouge dans les régions Auvergne - Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine tandis qu'il se maintient juste en-dessous de ce niveau rouge sur l'ensemble de la France.
Un chiffre à mettre au regard de la situation en mars dernier. Avant la mise en place du confinement, ce taux de reproduction était d'environ 3.
L'hôpital souffle un peu
Le gouvernement et Santé publique France se sont également appuyés sur trois autre indicateurs pour produire les cartes qui ont été dévoilées au moment du déconfinement.
Parmi eux, le taux d'occupation des services de réanimation, thermomètre de la virulence du virus, mais aussi des tensions du secteur hospitalier... Pour l'Auvergne et le Limousin, ce taux est aujourd'hui contenu et a même plutôt baissé lors des mois d'été dans les sept départements.
Autre chiffre à étudier, le taux de positivité (en violet sur les graphiques), qui correspond au pourcentage de personnes testées positives sur l'ensemble des tests sur une semaine.
On aurait pu croire à un effet mécanique avec la forte hausse du nombre de tests mais il n'en est rien, ou presque. Les chiffres augmentent légèrement en Auvergne depuis le début du mois d'août mais ils sont pour le moment toujours en-dessous du niveau d'alerte orange. Dans le Limousin, après un pic en Creuse mi-août, le taux s'est stabilisé.
